Jaclyne Campeau

Le manuscrit de cet ouvrage était complété et les révisions des textes avaient même débuté avec mon éditeur lorsque je fus mis en contact avec madame Campeau. Je la rencontrai à son domicile de Gatineau avec mon amie Éloïse. Notre conversation fut à ce point intéressante que je décidai d’inclure ses expériences avec les élémentaux au présent chapitre.

Retraitée depuis peu du ministère des Affaires étrangères à Ottawa, Jaclyne est impliquée dans plusieurs organisations sociales et politiques. Elle est d’une grande vitalité. Son enfance vécue dans une cabane en bois rond à Curran, Ontario fut propice à son éveil dans le monde du paranormal. Bercée par une grand-mère irlandaise, elle est vite initiée aux récits de traversée de l’océan de son arrière grand-mère. À la lueur de la lampe à l’huile, Jaclyne voyait déjà les entités qui défilaient dans la pièce au fil des mots prononcés.

Elle était encore aux couches lorsqu’elle eut sa première vision. Il s’agissait d’une vielle dame qui l’a observé pendant trois nuits consécutives. Son monde réel venait de basculer à jamais. Heureusement, sa grand-mère autochtone, décédée avant la naissance de Jaclyne lui enseigna à communiquer par télépathie. La table était mise pour recevoir les enseignements « du ciel.»

Sur son chemin elle fit la rencontre d’une dame shaman, qui avait comme maître l’américain Swift Deer. Elle découvrit la philosophie de ses ancêtres sur « Turtle Islands » (Canada-ÉU). Cette formation intensive lui confirmait les enseignements que sa grand-mère lui transmit au-delà du voile.

Mais, c’est la rencontre avec Frank Alper qui allait l’initier vraiment à la connaissance des êtres élémentaux. Lors d’une cession de méditation, il l’invita sur la scène et lui dit, « Quand donc allez-vous prendre vos messages?  N’entendez- vous pas tous ces bourdonnements à vos oreilles? On veut communiquer avec vous et vous ne répondez pas! » Elle lui répondit à la blague « Je ne savais pas que je venais ici pour vider ma boîte vocale ».

Je vais résumer la conversation qui a durée plusieurs heures à son domicile, au Lac des fées de Gatineau (qu’elle nous a fait visiter) et ensuite au restaurant. Rapidement il a fallu « ajuster » nos vocabulaires qui étaient quelque fois différents. Alors que pour moi tous les élémentaux sont des esprits de la nature : Esprits de l’air, du feu, de l’eau et de la terre et que les fées sont essentiellement des elfes féminins, pour elle, elles ont une classification bien distincte.

Je lui demandai de me parler des gnomes : «  Les gnomes sont plus difficile à voir car ils œuvrent dans la terre, s’occupant surtout des racines et des troncs d’arbres. » Ils entrent en contact avec nous pour nous inciter à solidifier nos bases.

Alors qu’elle était chez une amie à Vanier, une ville francophone d’Ontario, elle fut contactée par un gnome qui lui demanda d’aller le visiter dans l’érablière des Pères Blancs. Il s’est identifié sous le nom de Rainier de Vanier. Elle le décrit ainsi : « court et plutôt grassouillet, il portait une salopette de teinte brune et verte, des bottes, une chemise brune et verte et un foulard à carreau noir et rouge. Sur la tête, il portait un chapeau à rebord en feutre brun-gris. Il était le porte-parole de son groupe. Il n’avait pas de barbe. D’après la hauteur de la main de Jaclyne à partir du plancher, j’évalue sa hauteur à environ 1 pied.

Une autre fois elle rencontra des gnomes dont le corps était formé d’épis de mais. Ils habitaient précisément dans les champs de mais. Elle nous dit que les gnomes possèdent une grande force car ils savent se servir de l’énergie de la création. Pour entrer en contact avec eux il faut se centrer sur son premier chakra lequel est le plus dense.

À propos des fées (elfes féminines) elle constate ceci : «  C’est assez rare que je puisse voir leurs corps à forme humaine. Je vois plus souvent leur corps de lumière qui est très brillant. Elles sont comme des lucioles, donc très petites. Pour les voir on doit les regarder du coin de l’œil et jamais de face. Ainsi on peut réussir à voir leurs costumes. Pour les contacter, il faut se centrer sur le chakra du plexus solaire. » Elles nous enseignent le discernement.

Soudain Jaclyne s’extasia, elle venait de voir une fée virevolter près de nous, Elle la décrivit ainsi : «  Ses ailes sont fermées et elle porte un parapluie bleu poudre. Son corps ressemble à celui d’un oiseau à longue queue. »

Pour elle, les lutins seraient plus grands que les gnomes mais plus minces. Ils sont habillés sensiblement de la même façon sauf que leurs vêtements sont plus légers. Ils sont vraiment taquins, ils sont même facétieux et il ne faut pas se gêner pour les ramener à l’ordre. Leur but serait de nous apprendre à ne pas se prendre au sérieux et nous montrer à cohabiter avec tous les êtres des différents règnes de la création. Le chakra pour entrer en contact avec eux est le haras.

Elle n’a jamais été mise en contact avec des sylphes ni des salamandres. Une fois, une ondine cachée derrière la cascade du Domaine Mackenzie-King entra en contact avec elle. Elle l’entendit lui parler mais ne la vit pas. Une autre fois alors qu’elle était en visite chez une copine de travail, dans un chalet situé sur le bord d’un lac, elle vit sur l’île en face du lac troisgéants qui se promenaient. L’un était près du lac, le  second au milieu de la forêt et letroisième, un peu plus haut en montagne. Ils formaient ainsi une chaîne. Ils dirent à Jaclyne que leur travail consistait à équilibrer les énergies et les forces telluriques autour du lac. Sa copine qui est aussi clairvoyante sembla un peu frustrée de n’avoir rien vu. Le lendemain, elle alla sur l’île en chaloupe et contacta à son tour les géants.

Elle fut toute heureuse le lendemain au travail de confirmer à Jaclyne qu’elle aussi avait vu « ses géants ».

Une autre fois, toujours au travail, la copine dit à Jaclyne qu’elle avait de la « visite » derrière elle et lui décrivit la présence d’un être dont le haut du corps était comme un homme sauf que de ses bras pendaient de longues peaux, comme des nageoires tandis qu’en bas de la taille on voyait un corps de poisson terminé par une queue. Elle dit à Jaclyne que cet être était souvent près d’elle et qu’elle pouvait le rencontrer en allant aux rapides de la rivière près du pont Alonzo-Wright.

Elle y alla et il s’avéra que cet entité est un être mythique  du nom de Oannès. Il lui indiqua comment se comporter avec son don de voyance car elle basculait d’un monde à l’autre avec une grande facilité  et ce n’était pas facile de s’y retrouver. Je fis des recherches sur internet et retrouva effectivement le nom d’ Oannès qu’on définit comme une divinité chaldéenne mentionnée par Bérose  dans son Histoire de Babylone . On racontait que cet être, avait  corps et tête de poisson, seconde tête et pieds humains, et une  voix humaine. C’est ainsi qu’il put converser avec Jaclyne. Dans Esopedia, on précise : "un animal doué de raison... dont le corps revêtait l'apparence d'un poisson mais qui possédait une tête d'homme sous celle du poisson, avec des pieds, également par-dessous, semblables à ceux d'un homme, joints à la queue de poisson, et dont la voix et le langage aussi étaient articulés et humains" (Polyhistor et Apollodore).

Au fil des renseignements glanés au cours des heures, en compagnie  de cette clairvoyante, on apprit que la fête des élémentaux est le dernier dimanche d’octobre. Le 1e mai tant qu’à lui est le jour ou Jaclyne rends hommage aux fées du Lac des fées, par un cérémonial en forêt avec un groupe d’amis.

Ainsi, notre nouvelle amie nous amena visiter le site du Lac des fées dont elle est la marraine. Il est situé en pleine ville près du parc de la Gatineau mais peu de gens connaissent son existence. Elle nous parla des trois familles d’élémentaux qui y habitent. On pouvait les entendre pleurer suite au verglas en 1998. Une famille complète a failli être décimée.

Elle nous raconta que pour les visiter il faut d’abord bien localiser la porte intemporelle qui donne accès à la première famille. Il faut s’enligner correctement dans le vortex pour y accéder. Elle entra dedans et se mit à tourner comme une toupie. Éloïse et moi avons du la retenir par les bras pour ne pas qu’elle tombe. Puis Éloïse voulut constater par elle-même ce qu’il en était. Elle aussi se mit à tourner et faillit perdre l’équilibre. Elle me confirma par la suite s’être sentie vraiment aspirée. Dépourvue devant ce phénomène inconnue pour elle  Eloise, un peu paniquée lâcha prise et refusa de pousser l’expérience plus à fond. Ce fut un très bel après-midi. Cette femme qui a travaillée toute sa vie pour une instance gouvernementale, n’a rien d’une exaltée et est en pleine possession de tous ses moyens. Elle n’a aucune gêne à divulguer son nom et souhaite faire connaître dans son coin de pays, l’existence des esprits de la nature. Elle a un souhait : faire en sorte que la fête des fées, le 1e jour de mai, soit une célébration annuelle qui attire les gens sensibilisé à l’existence de ces êtres terrestres.