Réal Rodeau

Réal Rondeau, un jeune septuagénaire au cœur d’enfant demeure à Lac Simon dans la région de l’Outaouais, au Québec. Il a trouvé un moyen peu usuel d’entrer en contact avec les esprits de la nature.

Pourtant, il n’en a jamais vu un seul avec ses yeux, du moins ses yeux matériels. C’est la nuit, en rêve, que les contacts se font. Je connais cet homme depuis plus de trente ans et ai une totale confiance en lui.

Monsieur Rondeau rêve beaucoup et il a la faculté de vivre intensément ses rêves. Il est conscient que son corps physique dort et pourtant en même temps, une autre partie de lui, mène une « double vie » dans un autre monde plus subtil. Et le matin venu, il se souvient de toutes les péripéties survenues durant la nuit.

Il est un bon ami de France Bennet. Elle, qui voit les êtres essentiels couramment, me disais comment les rêves de monsieur Rondeau étaient précis et que les personnages qu’il rencontrait correspondaient en tout point à ce qu’elle voyait elle-même, des esprits de la nature.

Ils échangeaient souvent sur le sujet et parfois, certaines visions de France survenaient alors que les deux copains étaient ensemble dans la nature. Il en fut ainsi lorsque madame Bennet fit la rencontre d’un géant qui lui  adressa un message : « Je rencontre beaucoup d’êtres essentiels, surtout des gnomes qui me donnent des messages ou avec qui j’échange. Selon mes états d’âmes, ils sont plus ou moins coopératifs et même quelquefois un peu brusques. Comme cette fois où j’arrivai dans un lieu interdit ou rapidement on me fit savoir que je n’étais pas le bienvenu : « Vas t’en esprit…tu n’as pas d’affaire ici…! »

D’autre fois, c’est par des images qu’on lui fait la morale, par des symboles non équivoques. C’est en riant de bon cœur que mon ami Réal me raconta ce qui suit : « Dans mon rêve, j’étais étendu sur un lit. Soudain, j’entendis ronfler à coté de moi. Je me retournai et à ma stupéfaction, je constatai que c’était un chien qui ronflait ainsi. Fâché, je le jetai en bas du lit. Tentant de m’endormir, j’entendis à nouveau ronfler le chien mais cette fois, il était étendu sur le bord de la fenêtre. Hors de moi, je me levai, pris une épée et avec fureur, transperçai le chien qui se dégonfla comme un ballon… Au même moment, une voix forte que je reconnu comme étant celle d’un être essentiel retentit : «  Regarde ce que tu fais avec les esprits de la nature… »

A remarquer son air gêné d’un petit garçon qui venait de se faire prendre sur le fait, je compris que mon interlocuteur avait très bien saisi l’allusion et appris une bonne leçon.

D’autre fois, au contraire, il reçoit des fleurs ( c’est le cas de le dire… ): « Sur le rebord de la cheminée il y avait une plante en pot que je n’arrivais pas à soigner et elle dépérissait. Survint une elfe magnifique, une minuscule fée qui se posa près du pot. Je lui demandai de m’aider à guérir ma plante. Elle me répondit alors que je saurais quoi faire… que j’étais plus qualifié qu’elle pour trouver la bonne solution »

Cela ne m’étonna guère car cet homme est un spécialiste et ancien professeur de phytothérapie, science vouée à l’étude des vertus des plantes et de leurs apports nutritif et médicinaux pour l’homme. Toute sa vie, il expérimenta différentes potions magiques qu’il n’hésitait pas à partager ave son entourage.

Sa nature curieuse et enjouée faisait que souvent on le ramène à l’ordre dans ses rêves. Comme cette fois où en bateau, il vit de magnifiques sirènes sur un récif qui plongeaient et s’amusaient. Plus il approchait, plus il se demandait comment elles étaient vêtues trouvant qu’elles portaient de curieux maillots de bains. Il constata rendu très près qu’elles n’étaient guère vêtues et que c’était leurs queues de poisson qui brillaient ainsi au soleil. Mais les demoiselles n’apprécièrent guère de se sentir ainsi observées et se mirent à lui lancer de l’eau de toutes leurs forces formant un mur qui les déroba de la vue de notre curieux…

Une autre fois encore en bateau il reçu l’aide de gnomes. La rivière où il voguait serpentait dans des dunes de sable et un étranglement jonché de roches empêchait l’embarcation de passer. Il vit alors un groupe de gnomes de couleur sable (les gnomes épousent  la couleur de leur environnement) travailler sans relâche pour enlever une à une toutes les roches obstruant le passage ce qui permit à notre ami Réal de continuer sa route.

Pour avoir étudié un peu la symbolique des rêves, on pourrait dire que tous les rêves de monsieur Rondeau sont des messages qui lui sont envoyés pour le faire évoluer et que le symbolisme des esprits de la nature lui étant connu et accepté, ses guides spirituels s’en servent pour livrer des avertissements à améliorer certaines facettes de sa vie active sur la terre . Et, que ce ne sont que des rêves…comme tout le monde peut en avoir!

Mais…attendons un peu! Quelque chose m’interpelle dans le dernier rêve des gnomes de la rivière. Souvenez vous de ce que France Bennet nous disait à propos de la faculté des gnomes à se fondre tels des caméléons dans le décor. Or ici, les gnomes étaient couleur sable et travaillaient dans une dune de sable. Cette particularité joue en faveur de la possibilité que monsieur Rondeau était vraiment en présence de vrais êtres essentiels tout comme ceux vus par France Bennet et non pas des images vues en rêve, comme dans un film pour en tirer des leçons au réveil.

La matière dense de moyenne densité qui est le lieu de séjour des êtres essentiels interpénètre notre monde de matière dense. Lorsque une voyante comme France Bennet peut voir des êtres essentiels, c’est avec son œil de matière subtile appelé aussi le troisième œil qu’elle les voit. Pour Réal Rondeau, c’est son corps astral qui agit : La nuit, celui-ci quitte le corps physique dans lequel il est encastré et retenu durant le jour pour vivre consciemment des expériences que le commun des mortels vit également chaque nuit, mais dont il n’a pas ou peu de souvenirs au réveil. On pourrait donc dire que Réal Rondeau est un clairvoyant nocturne. Il vit ses rêves en toute connaissance de cause.

Je savais depuis longtemps que monsieur Rondeau était en contact avec les esprits de la nature mais j’ignorais que c’était seulement de nuit. Aussi je fus un peu décontenancé lorsqu’il me parla de cette particularité. C’est en réfléchissant que je compris que des genres de clairvoyance différents pouvaient exister. Je ne cesse de dire moi-même que je suis un caméro-voyant : Dans mon cas, c’est ma caméra qui remplace mes yeux…Alors!

Et je trouvai la confirmation de ce qu’énonçait Réal Rondeau dans un article publié dans  une revue Le monde du Graal) signé par Gerd Harms dont le titre est : Le monde astral et les rêves : « Il y a pourtant des gens chez qui le passage de la veille au sommeil ne se traduit pas par une perte ou une rupture de l’état de conscience. Leur corps tombe bien dans le sommeil, mais ils restent constamment conscients d’eux-mêmes. Ils peuvent sortir consciemment de leur corps et se voient alors comme un moi nanti d’un «deuxième corps» qui a la possibilité de regarder de l’extérieur le corps endormi. Ils peuvent en outre percevoir, vivre et penser, et se trouvent avant tout dans un monde très semblable au nôtre. Mais dans ce monde là, les objets et les paysages possèdent tous une luminosité plus ou moins forte, ils sont auto éclairants comme les astres. C’est pourquoi on nomme ce domaine l’astral. »